bêtes

Beasts, Men and Gods
traduit de l'anglais par Robert Renard
Phébus, Libretto, mai 2011, 308 p.

Lu par Mr

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Ferdynand Ossendowski est né en 1876 dans l’actuelle Lettonie. Scolarisé à Saint Pétersbourg, il enseigna ensuite en Sibérie occidentale. Après la révolution de 1917, il fuit la Russie.
'Bêtes, Hommes et Dieux', est le récit de cette fuite en 1920 et 1921, fuite que la guerre civile a transformée en un long et périlleux périple à travers la Mongolie.
La biographie de l’auteur et le récit qu’il fait de ces deux années sont particulièrement riches en événements, en rencontres, en retournements de situations et en hasards heureux pour lui. Ce livre permet notamment de voir, et parfois de comprendre, la manière dont les « rouges » et les contre-révolutionnaires « blancs » se sont affrontés en Mongolie, ainsi que la complexité des rapports de forces à cette époque entre diverses nations ou tribus présentes dans cette zone. L’ouvrage est cependant parfois fastidieux à lire. J’ai en particulier trouvé que l’auteur consacrait une place trop importante à présenter les diverses croyances ou superstitions des peuples et des personnes qu’il a croisées, qu'il décrit sans critiquer.

Parmi les récits autobiographiques de fuites de la Russie du XXe siècle, j’ai très nettement préféré A marche forcée de Slavomar Rawicz (Du cercle polaire à l’Himalaya, 1941-1942), et surtout l’excellent Aussi loin que mes pas me portent de Josef Martin Bauer (Un fugitif en Asie soviétique, 1945-1952). Ces deux récits laissent probablement une grande part à l’imagination de leurs auteurs. Ce ne sont pas uniquement les époques dans lesquelles ils se déroulent qui les différencient, mais aussi leur construction et sujets principaux. 

Merci Canel ! EmojiEmoji