les confessions

Belin, Pour la Science, novembre 1999, 190 p.

Relu par Mr

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L’auteur, alors Directeur de recherches au CNRS, a consacré plusieurs années de sa vie à étudier des primates (mandrills, babouins) et des oiseaux (manchots, albatros). Dans cet ouvrage, publié en 2001, il raconte comment il a travaillé. On n’y trouve aucune description complexe de protocoles scientifiques, mais plutôt des scènes de la vie quotidienne d’un chercheur. Plus que dans son laboratoire montpelliérain, c’est sur le terrain que nous le découvrons : sur l’île sauvage de Crozet (entre Afrique et Antarctique) et dans la forêt tropicale gabonaise.

De cet ouvrage, que j’avais découvert il y a plus de dix ans, je me souvenais d’un récit de baignades dans les eaux glaciales bordant l’Antarctique, des difficultés à vivre en promiscuité avec des collègues dans une station d’étude éloignée de la civilisation, et d’un excellent moment de lecture.
J’ai retrouvé tout cela, mais pas seulement.
Les anecdotes racontées rendent cette lecture vivante et agréable, mais laissent aussi une large place à une réflexion sur la place de l’homme sur Terre, et sur sa définition même. L’auteur met particulièrement bien en évidence l’intérêt de ses recherches et de celles de ses pairs, qui donnent des pistes intéressantes sur la nature de l’être humain, permettant de poursuivre les avancées de l’œuvre de Darwin. Cet ouvrage est aussi un plaidoyer pour la biodiversité et pour la sauvegarde des milieux qui l’ont fait naître.