si j'étais un rêve2

Flammarion, Tribal, 4 février 2015, 185 p.

♥♥♥♥

Correspondance entre deux classes de seconde, une du lycée français de Sofia, l'autre d'un établissement du XVIIIe arrondissement de Paris. Lina est fille de diplomate en Bulgarie, Nour est issue de la classe moyenne et vit à Saint-Denis. Très vite, les deux jeunes filles sympathisent et ne se limitent plus aux échanges imposés par le professeur, le courrier postal est trop lent, elles s'envoient des mails. Nour est réticente pour se dévoiler davantage, elle refuse les photos et les discussions par le biais des réseaux sociaux.

Il m'a fallu un peu de temps pour entrer dans cette histoire, qui m'a d'abord semblé convenue et trop gentillette - ah, les portraits chinois et leurs réponses bateaux... J'ai dû comparer malgré moi à Une bouteille dans la mer de Gaza (Valérie Zenatti). Il est bien question de politique ici aussi - la montée de l'extrême-droite en Bulgarie - mais de manière plus légère. Le récit gagne en intensité à mesure que les confidences entre les deux adolescentes deviennent plus intimes, plus graves ; Lina évoque la révolte sociale dans son pays, les mots de Nour laissent deviner un profond mal-être. La fin est particulièrement émouvante et donne envie de reparcourir l'ensemble des lettres.
Ce récit devrait séduire les jeunes lecteurs dès le collège, par sa forme épistolaire et par les thématiques abordées - amitiés virtuelles, confidences, histoire d'amour hésitante, mal-être adolescent, quête identitaire...

Horloge 24 & 25/01

L'avis de Claire.

Merci aux éditions Flammarion.

 - challenge rentrée hiver 2015 avec Laure Valérie itinérante, chez MicMélo -