les caprices

première publication dans La revue des deux Mondes, 15 mai 1833
lu en édition Pocket Classiques, 2004, 141 p.

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Coelio s'est entiché de Marianne, mais la belle est mariée au vieux juge Claudio et semble indifférente au jeune homme. Trop timide, Coelio envoie son ami Octave - cousin de Claudio - lui déclarer sa flamme. Marianne résiste, piquée. Et puis, à tout prendre, puisque son mari s'avère être un gros blaireau, pourquoi ne pas se laisser aller à quelques caprices...

J'ai eu envie de découvrir les textes de Musset en lisant une biographie de George Sand, interpellée par leur liaison tourmentée, curieuse de connaître sa vision de l'amour. Mauvais choix : ces 'Caprices de Marianne' ont été écrits avant leur rencontre. Pas grave, j'y reviendrai avec plaisir, cette lecture a été une découverte agréable. Le schéma est classique et la distribution des rôles rappelle certaines pièces de Molière et de Shakespeare : l'amoureux, l'élue, le mari, l'entremetteur. Mais cette comédie dramatique réserve de bonnes surprises, certains échanges sont savoureux, l'intrigue est habilement construite et riche en rebondissements malgré sa brièveté (quarante pages). 

Horloge 14/02