un été

Wise Men, 2013
traduit de l'anglais (américain) par Bernard Cohen
Albin Michel, 2 janvier 2015, 421 p.

Lu par Mr

♥♥♥♥

Au début des années 50, le père d'Hilly Wise, avocat, attaque en justice une compagnie d'aviation pour le compte de familles des victimes d'un crash aérien. Le filon devient vite très rentable, et la famille Wise s'installe sur un magnifique terrain en bordure d'océan, à Bluepoint. Lem Dawson, serviteur noir de l'ancienne propriétaire n'a cependant pas quitté les lieux. Il reste au service de la famille Wise, mais la cohabitation s'avère difficile, surtout avec le père du jeune Hilly, intolérant et raciste. Hilly se retrouve partagé entre son respect pour son père et une amitié naissante avec Lem. Les choses se compliquent lorsque Hilly rencontre la nièce de Lem, la belle Svannah, elle aussi noire…

La difficile cohabitation entre des cultures et des milieux sociaux différents est ici finement exposée. Les personnages, leurs manières de penser et d'agir, sont campés avec patience, mais brillamment. Il y a peu d'action, surtout dans les deux premières parties du roman, pourtant l'attention du lecteur est vite captée. Les événements sont présentés de manière plus rapide dans la troisième partie, mais c'est pourtant celle qui m'a le moins plu. Ce dernier tiers de l'ouvrage m'a fait penser aux romans d'Irving, dans lesquels le lecteur suit la majeure partie de la vie d'un personnage central en découvrant aussi sa descendance. Même si j'ai adoré certains romans d'Irving, je trouve que ce n'est pas dans ce registre que Stuart Nadler brille le plus, mais plutôt dans l'analyse psychologique.

Un auteur à suivre, j'avais apprécié son recueil de nouvelles Le livre de la vie.

Merci aux éditions Albin Michel.