un été 63

The Gravity of Birds, 2013
traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Simone Davy
Flammarion, 6 mai 2015, 360 p.

♥♥♥♥♥

Déjà, ne vous fiez ni au titre, ni à la couverture, qui laissent attendre un roman beaucoup plus léger, estival et adolescent. Le titre original (plus prétentieux) The gravity of birds est plus approprié, de même que la couverture de l'édition américaine - le dessin d'une cage vide sur laquelle est posé un oiseau - qui reflète beaucoup mieux l'ambiance 'so british' et un chouïa surannée, guindée, de l'ouvrage.

Pas d'histoire de jeunes filles à la plage, donc, mais un imbroglio entre une affaire de tableaux disparus, des secrets de famille, des rivalités entre soeurs - imbroglio à démêler en regard de ce qui s'est passé en août 1963 et en 1972.

Quelle est la différence entre un bon roman riche, dense, savamment agencé et un récit touffu, ennuyeux, qui part dans tous les sens et reprend lourdement des ficelles de romans policiers ? Pendant toute ma lecture, j'ai trouvé que cet "Eté 63" appartenait à la seconde catégorie, tout en me disant que j'aurais pu le trouver génial, mais que là non, vraiment, ça ne passait pas en dépit de l'intérêt que je porte à certains sujets (relations toxiques dans une fratrie). J'ai eu bien du mal à le terminer mais j'y suis arrivée, même pas consolée de mes efforts par les derniers rebondissements - du déja-vu...

Merci à Babelio et aux éditions Flammarion.

agenda 5 au 9 mai