vernon2

Grasset, 9 juin 2015, 380 p.

Lu par Mr

♥♥♥♥

L’ouvrage débute par un rappel des protagonistes du premier tome de la série – c’est utile, vu leur nombre. Nous retrouvons ensuite Vernon dans la rue, avec ses nouvelles relations. Les personnes qu’il a connues ou rencontrées avant sa clochardisation continuent à le rechercher : certaines pour récupérer le fameux selfie légué par l’ex-star de rock Alex Beach, quelques unes par inquiétude ou sentiment de culpabilité, une autre pour se venger...
Ces individus, de milieux et de mœurs divers, vont se croiser, parfois se percuter…

Le style de Virginie Despentes est toujours là : accrocheur, décapant, politiquement incorrect. Malgré son vocabulaire cru, ses propos n’ont rien de vulgaire. Elle analyse finement les comportements et motivations de ses personnages et campe dans le parc des Buttes-Chaumont une ambiance planante bien sympathique. C’est un plaisir renouvelé de lire cette auteur, même si dans ce second tome quelques développements m’ont paru légèrement trop longs.

J’ai trouvé quelques points communs entre La Hyène de Despentes et Lisbeth Salander des célèbres polars de Stieg Larsson (Millenium), même si les registres des deux auteurs sont très différents. Ce n’est cependant pas gênant, cette possible source de référence est de qualité, et on imagine que le personnage de La Hyène est aussi inspiré de l’auteur elle-même.

Un bon moment de lecture, j’attends le troisième opus.

L'avis de Canel.