nous les menteurs

EL

We were Liars, 2013
traduit de l'anglais (américain) par Nathalie Peronny
Gallimard Jeunesse, 4 mai 2015, 273 p.

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« Il était une fois un roi qui avait trois filles d'une grande beauté ». Ainsi commencent quelques contes célèbres. Ainsi pourrait s'ouvrir cet ouvrage : il était une fois les Sinclair, une famille bien sous tous rapports - argent, culture, beauté. Le père, ses trois filles, les petits-enfants, tous blonds, grands, distingués... Ça, c'est ce qui fait rêver, le côté glamour. La face obscure, celle que l'on peut commencer à percevoir à l'adolescence, celle dont prend conscience Cadence/Cady l'été de ses quinze ans : les adultes de cette famille blindée de fric sont vénaux et matérialistes, les femmes (les trois soeurs) sont jalouses entre elles, se déchirent, « boivent comme des pochardes » (sic).

Je n'ai pas apprécié cette lecture parce que je me suis trompée d'histoire. Je viens de lire Maine (J. Courtney Sullivan), saga familiale dans une propriété de vacances avec rivalités et tensions familiales, et La décision (Isabelle Pandazopoulos), roman adolescent. Quelques points communs avec Nous les menteurs et en même temps rien à voir, strictement rien à voir dans le propos. Malgré tout je comparais, sans le vouloir. J'ai donc trouvé ce roman fade, dilué, longtemps sans intérêt. Maintenant que j'en connais le dénouement et donc les intentions de l'auteur, j'admire sa construction très habile, les indices distillés progressivement par le biais d'un conte réécrit plusieurs fois différemment, qui nous éclairent sur ce qui est arrivé à Cadence cet "été 15". Et j'y vois enfin beaucoup plus qu'une histoire simpliste et terne d'amours adolescentes...

Merci MarinaEmoji

agenda 27 au 30 août