un WE sur deux

Editions Thierry Magnier, 28 octobre 2005, 47 p.

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Arthur, sept ans, est « fils unique ou dernier d'une famille nombreuse un week-end sur deux ».
Le petit dernier d'une famille recomposée ou "décomposée" ou "des composés", ou des "cons posés" selon le grand frère ado. Lilithéotom, sa soeur et ses frères, viennent à la maison un week-end sur deux et la moitié des vacances. Arthur les voit 101 jours par an, il a compté, il est fort pour « additionner les jours qui [les] séparent » : « La semaine prochaine, je vais apprendre les opérations à retenues. J'aimerais tellement faire des calculs qui les retiennent. » (p. 16)

Problème du divorce vu par un enfant qui n'a pas vécu la séparation parentale mais qui souffre de ne voir ses demi-frères et sa soeur qu'à temps partiel. 
Le reproche que je fais assez fréquemment à cette collection 'Petite Poche' : de bonnes intentions, toujours, mais des bons sentiments exprimés par des adultes, avec une vision "théorique" d'adulte, des mots d'adultes artificiellement posés sur des maux d'enfants. De quoi séduire davantage les adultes que le public visé (8-10 ans). 

Rien ici par exemple sur l'ambivalence des sentiments de l'enfant. Arthur est certainement ravi d'être parfois fils unique, et regrette sûrement par moments la présence envahissante de sa soeur et de ses frères quand ils sont en visite. Les parents, ça ne se partage pas si facilement. Enfin à cet âge (et même après, longtemps après), j'aurais apprécié d'avoir "de l'air" de temps en temps...

Ce petit livre a au moins le mérite d'évoquer le sujet.

< emprunt mdtk >