kokoro

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Editions Philippe Picquier, 21 août 2015, 114 p.

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Koichi et Seki avaient respectivement douze et quinze ans lorsque leurs parents sont décédés dans un incendie. Leur grand-mère a pris le relais pour les élever.
Aujourd'hui Koichi et Seki sont adultes, au moins physiquement. D'après sa soeur, Koichi se comporte toujours comme un petit garçon, leurs relations sont difficiles : Seki évite son frère - pour mieux cicatriser ? parce qu'il lui rappelle leur traumatisme ? parce que leurs vies ont pris des trajectoires aussi différentes ? parce que la lose de son frère montre à Seki ce qu'elle aurait pu être si elle avait laissé le chagrin et la résignation prendre le dessus ?... Koichi est aux petits soins pour leur grand-mère, placée en maison de retraite, tandis que Seki, elle, ne veut/peut plus la voir...

Ce court roman d'une auteur française aux accents asiatiques m'a fait exactement le même effet qu'un haïku. Je n'ai pas la sensibilité pour apprécier ce ton, cette forme. Avec mes gros sabots, je ne vois dans la brièveté et la légèreté du texte que vide et superficialité, où les amateurs de cet art savourent délicatesse, subtilité, poésie... Quant à la fin, eh bien c'est le genre de dénouement qui m'agace...

Mon avis est totalement à contre-courant, les autres lecteurs ont aimé, voire adoré ce petit ouvrage tout en finesse.
Lire le joli billet de Cristina.

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