souvenirs de ma

Alice, collection Deuzio, 24 octobre 2013, 155 p.

♥♥♥♥

Depuis « le pire des pires jours de leur vie », Charlie et ses parents sont « extraordinairement tristes ».
Les vacances d'été s'annoncent interminables pour la jeune fille de douze ans : elle ne connaît personne dans le grand immeuble de Bruxelles où ils viennent d'emménager « avec leur chagrin et cent-seize cartons ».
La petite est futée, intrépide, jamais à court d'idées, elle va découvrir ses voisins pour tromper son ennui, s'invitant chez eux sous prétexte de photographier la vue qu'ils ont de leur fenêtre principale. Ou est-ce l'inverse ? la photo est-elle un prétexte pour faire connaissance ?

mcolotJ'ai apprivoisé ce roman lentement, il m'a longtemps fait penser à L'élégance du hérisson (Muriel Barbery) où une jeune fille surdouée filme son environnement et sympathise avec des adultes de son voisinage. 
Lorsque des liens se créent, des amitiés naissent, le propos gagne en profondeur. On apprend peu à peu ce qui est arrivé à la famille de Charlie trois mois plus tôt, on découvre les blessures des personnages.

Une belle histoire de deuil(s) et d'amitié entre générations dans ce roman charmant, doux, à la fois triste et lumineux.

Le petit plus dans la présentation : les en-têtes de chapitres illustrés façon 'tampon-encreur'.

agenda 28 & 29 janv - emprunt mdtk