héléna1

Bamboo, octobre 2014, 76 p.

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Si, le jour de mon mariage, juste avant de signer, j'avais croisé Ludo ou Nico, pour qui je m'enflammais ado mais qui m'ignoraient, aurais-je laissé tomber Mr au moment de lui dire 'OUI' devant monsieur le Maire ?

Bon, la question s'est d'autant moins posée que nous ne sommes pas passés devant monsieur le Maire, ni madame la Mairesse. Et que le jour de la non-demande en mariage, je n'ai pas croisé Ludo, ni Nico. Enfin quand même...
Eh bien Simon, il ose. Il plante là futurs femme et bébé le jour J, parce qu'il a revu Héléna - la belle blondasse qu'il a aimée sans retour toute sa jeunesse, lui l'émotif, le timide - et que la garce lui a fait comprendre qu'elle était ultra-disponible, et même dans la panade : une gamine à élever seule et pas de boulot. En plus, elle lui a posé une drôle de question, la sal*** : « Elle est bien, ta mariée ? Je veux dire, t'es content ? T'es amoureux ? »
Il espère quoi, Simon, en plaquant tout ? La récupérer ? Pas si simple. Et l'acheter, est-ce possible ?

L'agacement a dominé tout au long de cette lecture parce que les comportements des deux personnages principaux m'ont semblé aussi horripilants et invraisemblables pour l'un que pour l'autre. Et malhonnêtes. Avec ma petite éducation judéo-chrétienne, j'ai appris que l'amour ne s'achetait pas et qu'on ne profitait pas des autres, non plus.

J'attends donc impatiemment le 2e volet de ce diptyque pour me faire un avis. Pour l'instant, empathie zéro avec Simon et Héléna. Le seul intérêt de cette lecture a résidé dans le suspense (et le graphisme très agréable, illuminé de jolies couleurs).

agenda 24 mars - emprunt mdtk

•  La non-demande en mariage, Georges Brassens  •