le piano

zeina

Casterman, Ecritures, 2 septembre 2015, 208 p.

♥♥

Libanaise née à Beyrouth, Zeina Abirached vit actuellement à Paris. Elle dit porter en elle une « étrange juxtaposition de deux visions du monde que rien ne semble pouvoir lier ».
Dans cet album, elle évoque la langue en général, rend hommage aux siennes (l'arabe et le français), à ses deux cultures, à ses ancêtres, au musicien inventeur de ce 'piano oriental'.

Le dessin en noir et blanc est naïf, géométrique, épuré dans le trait mais chargé de détails (onomatopées, fleurs, notes de musique, mailles de tricot... en 'tapisserie'). Est-ce que c'est beau ? Oui, indiscutablement. Jolie symbolique et jeux d'entrelacs pour exprimer la difficulté de concilier les cultures orientale et occidentale...
Mais est-ce que j'aime ce genre de beauté ? J'hésite, mais je crois bien que non. Trop froid, calculé, posé. Trop sage et propre, et en même temps super bordélique avec toutes ces fioritures.

Pas pour moi, mais je comprends aisément que beaucoup de lecteurs (tous ?) soient très enthousiastes.

Déjà Mourir, partir, revenir de cette auteur m'avait déçue. Lu peu de temps après Persepolis (Marjane Satrapi), je l'avais trouvé trop léger, trop anecdotique.

agenda 4 au 6 avril - emprunt mdtk