sophied

quand le diableNoir sur Blanc, Notabilia, 20 août 2015, 320 p.

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Journaliste trentenaire, Sophie ♀ est tombée ↓ dans la spirale infernale ҨҨҨ : boulot précaire, chômage, RSA, fins de mois difficiles [€ + £ + $ < 0]. Elle n'est pas encore à la rue, elle a une famille, pas tout près, certes, mais elle peut toujours s'y réfugier.╔╗

Ce roman « émaillé d'élucubrations incontrôlables » est un formidable fourre-tout, foutraque, délirant, loufdingue.
Sophie Divry s'amuse avec le style, joue avec les mots (leur sonorité et leur sens), avec la forme des lettres et la ponctuation. Les mots se tordent - calligrammes et autres fantaisies. C'est drôle !
L'auteur liste à n'en plus finir aussi ∞, et ça, c'est parfois agaçant. J'ai lu certains de ces longs recensements minutieusement, mais en ai zappé beaucoup d'autres ►►. Quand j'ai abordé cette lecture, cette particularité m'a découragée ♠, de même que les effets de style appuyés façon Queneau et Vian ©. J'ai toqué chez Cortoun, qui me semblait être encore dans cette lecture, ou tout juste sorti du truc. Le stylo-censeur à la bouche, il m'a gentiment indiqué quelles pages je pouvais 'arracher' (sic) -> pas possible, il n'est pas à moi, ce livre, mais merci tout plein, je vais te demander en 304e ami Babelio, tiens !☺

J'ai emprunté ce roman à la médiathèque parce qu'il était en bout de gondole ║ et orné d'un petit ♥. Deux signes prometteurs...
Je me suis quand même longtemps demandé pourquoi il avait mérité une telle médaille ¤, ce drôle de petit bouquin, puis je l'ai adopté à mi-parcours, appréciant de plus en plus ☼ les libertés prises sur la forme, et savourant l'humour (quelques scènes Q chaudasses cocasses (•)(•) - ((l)) - 8==>). Mais aussi, et plus encore, les réflexions sur le travail (en avoir ou pas), la place du chômeur dans la société, l'argent qu'il est facile de mépriser quand on en a suffisamment, etc.

De Sophie Divry, j'ai lu le plus classique La cote 400 qui m'a déplu - il m'a semblé renvoyer une image stéréotypée de la bibliothécaire acariâtre (ça existe encore, ces "choses"-là ? celles que je connais sont charmantes !).

agenda 7 & 8 juillet - emprunt mdtk

ManU a beaucoup aimé ce roman « plein d'humour et de profondeur. »