rêver

thillFleuve Noir, 26 mai 2016, 600 p.

♥♥♥

Disparitions d'enfants, troubles du sommeil, amnésie, psychiatrie, jeu de piste...
Sujets rebattus dans le registre thriller depuis quelques années, mais indéniablement ultra-efficaces s'ils sont bien traités et si l'auteur arrive encore à faire du neuf avec du vieux.

Alors, bien traités, ici ?
OUI, pour le côté page-turner grâce
aux cliffhangers en fin de chapitre
à tous les rebondissements
à la confusion entre rêve et réalité (l'auteur n'en abuse pas et reste honnête dans sa manière de présenter les choses)
aux aller-retours dans le temps clairement signalés (mais c'est un peu casse-tête)
NON parce que Thilliez 'oublie' ici de nous servir la dose de vulgarisation scientifique que j'ai tant aimée dans certains de ses ouvrages dont Gataca et Le Syndrome E, et qui me font applaudir comme Meeva : 'Vas-y Francky, c'est bon !!!'

Faire du neuf avec du vieux ? A coup d'invraisemblances dans l'intrigue, le mobile et les comportements (argh, une narcoleptique qui prend le volant pour des centaines de km), oui, c'est possible. Mais c'est trop facile et ça peut agacer. Je me suis retrouvée vers la fin à me demander si c'était complètement con ou carrément grotesque, s'il fallait en rire. La surenchère est d'autant plus cocasse que Thilliez se moque à deux reprises dans ce roman de polars qui manquent totalement de crédibilité.

Captivant - la preuve, je l'ai fini à 3h30 ce matin, les neurones de plus en plus englués, reboostés de temps en temps par de la brioche aux pépites (il lui manque 5 cm depuis hier soir), et au réveil, là, le dénouement reste très imprécis dans ma mémoire, d'autant qu'on n'a pas toutes les clefs il faut compléter soi-même le jeu de piste sur le net.
Captivant, mais souvent du grand n'importe quoi, des tortures psychologiques insoutenables sur enfants, et un rebondissement qu'on voit arriver gros comme une petite maison dans une prairie (Ingalls a déforesté pour construire sa cabane).

- ma note : 3,5 (4,5 pour le plaisir de lecture, souvent 2 parce qu'il faut pas déconner et prendre le lecteur pour un abruti, et Fantômette, ses jeux de piste, son talent pour se jeter dans la gueule du loup et s'en sortir, j'ai passé l'âge)

PS : on trouve de plus en plus de clins d'oeil aux blogueurs dans les polars, ça laisse craindre du copinage et donc des critiques pas forcément très objectives - bon à savoir pour relativiser certaines super notes et critiques dithyrambiques...

agenda 20 au 24 juillet

💀 challenge polars & thrillers 2016-2017 chez Sharon - 3e 💀

logo sharon polar 201617