ethnoroman

tobieGrasset, septembre 2012
lu en édition Livre de Poche, avril 2014, 360 p.

Ethno-roman, annonce le titre. Rien de tel ! Ni essai ethno- (logique/graphique), ni roman - puisqu'il ne s'agit pas d'un 'récit de fiction'.
L'auteur a jeté éparses quelques réflexions sur l'ethnopsychiatrie, sur fond d'autobiographie et de biographie familiale. Dans cet ouvrage bordélique, répétitif et interminable, Tobie Nathan évoque ses origines juives et égyptiennes, les prénoms de ses ancêtres dans différentes traductions, l'exil de sa famille vers l'Europe en 1958 (en Italie quand il avait neuf ans, à Gennevilliers un an plus tard), "son" mai 68, sa thèse avec Georges Devereux, son analyse, ses conquêtes féminines, ses collègues, ses inimitiés professionnelles...
Quid de l'ethnologie, de ses expériences en la matière ? Quelques brèves scènes spectaculaires de thérapies par des guérisseurs dans des contrées exotiques, quelques allusions à sa pratique de la psychothérapie, guère plus.

J'attendais des réflexions fouillées sur les difficultés rencontrées par les immigrés, sur les problèmes identitaires des étrangers confrontés à la culture de leur nouveau pays. Peut-être que les lecteurs ayant vécu l'expérience de l'exil s'y retrouveront. Pas moi. Je suis très déçue par cette espèce d'autobiographie mal fichue, qui montre que Monsieur Nathan a réussi à s'intégrer, lui, contrairement aux gamins européens séduits par l'islamisme - je suis contente pour lui...

agenda 12 au 15 août