la repasseuseAlbin Michel, 28 septembre 2016, 230 p.

Mone est née en 1900 à Senlis. Bien qu'elle fût brillante à l'école, elle s'arrêta au certif', comme beaucoup de jeunes filles issues de milieux modestes au début du XXe siècle. Elle s'associa à l'activité maternelle, devint repasseuse et couturière, s'intéressa à la mode via les magazines et le cinéma, eut toujours à coeur d'être coquette, sut accueillir ses clients avec déférence et fit toujours preuve de la plus grande discrétion.

« C'est très intéressant, le linge. Vous savez tout sur tout le monde. Les gens parlent, [leur] linge aussi. » (p. 190)
C'est v'lai, ça - foi d'ex-lingère saisonnière - comme disait la mère Denis devant sa Vedette « qui utilisait juste ce qu'il faut d'eau et juste ce qu'il faut d'électricité, tout en respectant la tradition des bons lavages », des lavages avec « des rinçages profonds et méticuleux ».*
En effet, en suivant la vie de Mone la repasseuse, on assiste à près d'un siècle d'histoire de France en accéléré - évolutions du linge, des étoffes, des vêtements qui ont accompagné celles de la société occidentale. On rencontre même brièvement la peintre senlisienne Séraphine, rendue célèbre par l'interprétation de Yolande Moreau dans le film homonyme.

Au tiers du livre, cette phrase : « Le caractère de Mone était un curieux mélange de maturité et de naïveté. » C'est exactement comme cela que je les ai perçues, cette femme et toute cette histoire : intéressantes mais un peu trop gentillettes, toutes les deux...

agenda 17 au 19 octobre - merci aux éditions Albin Michel.

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