13 à tablePocket, 3 novembre 2016, 285 p.

1985 : Coluche crée les Restos du coeur - 60 000 paniers repas distribués ce premier hiver.

1989 : première Tournée des Enfoirés. Certaines mauvaises langues disent de ceux qui y participent : « Tu files un vrai rencard à ceux qui, comme toi, ne sont plus rien / Sans actualité, sans médias, sans public, sans rien / T'espères au moins qu'on te voit bien / T'espères au moins qu'on te paye bien / T'espères au moins que sur le refrain / C'est toi qui tiens Coluche par la main. » ('C'est l'istoire d'une meuf', les Fatals Picards).
C'est pas gentil mais c'est pas faux...
Cette saison-là : 26 millions de repas.

2014 : édition de Treize à table, recueil de nouvelles rédigées par autant d'auteurs différents. L'opération est un succès, elle sera renouvelée les années suivantes.
Plus de 128 millions de repas distribués cette année-là.

novembre 2016 : parution d'un troisième opus sur ce même principe, rassemblant des textes de dix à cinquante pages d'auteurs 'en vue'.
Je ne m'y serais pas plus arrêtée que les années passées, sans cette jolie couverture signée Castelbajac, qui m'évoque des dessins de Picasso, Matisse, Cocteau et la marinière de JP Gaultier...

Pour continuer dans les chiffres : sur ces 13 auteurs, je n'en avais lu que 8, j'en ai donc découvert 5.

Ces 13 histoires ont pour thème "l'anniversaire". Ces anniversaires sont vampiresques, zombiesques, familiaux, monoparentaux, centenaires... le ton est varié, le plaisir aussi.
J'ai trouvé les textes de Bourdin, Lapierre, Levy, Queffélec sans intérêt.
Minier et Chattam m'ont ennuyée avec des intrigues fantastiques.
Puertolas m'a semblé avoir bâclé quelque chose autour de son célèbre fakir (Gildas, je comprends enfin ton billet plus cinglant que d'habitude).
Giébel prouve qu'elle a du mal à sortir de son registre vengeance-séquestration.
Je n'ai pas aimé le ton du récit de Martin-Lugand.
Plus violent et sordide que Férey, j'ai rarement vu.
Les cruautés familiales d'Epenoux me font toujours horreur.

Les deux nouvelles que je retiendrai : les dix ans de Pierre-Antoine avec son Papa (Agnès Ledig) qui m'a émue, et l'anémie de Franck Thilliez, un mini-thriller habile, pervers, écoeurant, surprenant...

agenda 5 > 13 nov.