au revoirRue de Sèvres, 3 octobre 2015, 168 p.

Malgré les avis enthousiastes de nombreux lecteurs dont les goûts me paraissent proches des miens, je n'ai jamais été tentée par le roman signé Pierre Lemaitre qui a inspiré cette BD.
Parce que :
- l'auteur,
- la guerre 14-18 dont on nous rebat les oreilles depuis presque trois ans,
- le prix Goncourt,
- la taille du livre.

Les éloges m'ont rendu curieuse, j'ai pensé pouvoir appréhender le récit via sa version BD. Erreur ! Il me semble qu'il faut avoir lu le roman pour tout saisir. Aussi réussi, aussi fidèle soit-il à l'esprit d'un ouvrage (de 600 p. !), un album de 168 p. est forcément réducteur, donc frustrant si on ne connaît pas l'histoire.
Et peut-être même si on la connaît : je n'ai pas envie de me frotter à la version BD de Shutter Island, dont j'ai tant aimé l'original de Dennis Lehane et le film (Martin Scorsese, 2010). Une telle intrigue en 130 p. ?

J'ai souvent les mêmes réserves sur un film adapté d'un bon roman foisonnant. Ça m'apprendra à vouloir prendre des raccourcis !

PS : les critiques sur Babelio montrent qu'on peut apprécier cette BD sans avoir lu le roman.

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