les petites reinesEditions Sarbacane, 1e avril 2015, 270 p.

CB

Les romans 'bonbons acidulés', c'est bon... ou ça fait grincer des dents.
Les mélanges de genres, j'ai du mal, ça demande paradoxalement beaucoup de subtilité - sucre, graisse, poivre, sel, sable... par pincées, pas par louches.
Ici, on avance avec des gros sabots, des gros pneus.

L'auteur entend dénoncer les dégâts :
- du regard pas cool sur les "gens différents" (étrangers, handicapés, gros, moches...)
- du harcèlement moral
- du diktat de la beauté et de la minceur
- et même de la guerre
- et puis aussi des hommes qui abandonnent une femme enceinte.
C'est louable mais ça fait beaucoup. Surtout que Mireille, notre narratrice de quinze ans et demi, va pulvériser tout ça avec brio, humour, générosité, un sacré coup de pédale, beaucoup de panache, etc.

J'ai trouvé l'ensemble lourd, long, parfois drôle et bien vu, mais souvent niais. Le 'tout le monde il est beau, il est gentil'* de la fin, déjà pressenti dans la dernière ligne droite du périple, m'a achevée...

Ce roman a été élu « meilleur livre jeunesse 2015 » par le magazine Lire. Quels étaient les autres en lice ? Qui vote ? Cette revue est-elle indépendante ? (non, bien sûr que non, elle est pleine de pubs)...

* même un ministre, un président ? allons, allons ! le livre est paru un 1e avril, mais quand même...

PS : la majorité des autres lecteurs sont beaucoup plus enthousiastes (4.14/5 de moyenne sur 396 notes, sur Babelio)

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