la mort des boisEditions du Seuil, 1996
Points Thriller, 270 p.

brau

Elle sait presque tout, Elise, mais elle dira rien.
Non pas qu'elle fasse sa mauvaise tête, mais ses moyens d'expression sont limités depuis l'attentat qui l'a rendue tétraplégique quelques mois plus tôt. Muette, aveugle, elle peut juste lever un index pour signifier son approbation.
Il n'y a que le lecteur pour « l'entendre », via ses pensées, et ça carbure dans sa caboche parce que son entourage a souvent tendance à oublier qu'elle n'est pas sourde.
La petite Virginie lui confie de drôles de trucs, à lui glacer le sang, sur des meurtres d'enfants. Des horreurs que la fillette ne dirait à personne d'autre, faut surtout pas répéter, la Mort des Bois pourrait se venger...

En fait, à mesure que l'histoire avance, on comprend que, privée de la vue et de la parole, Elise ne parvient pas à décrypter grand chose de ce qui se dit et se passe autour d'elle (et pourtant, ça bouge !) et même sans avoir plus d'informations, le lecteur a quelques longueurs d'avance.
L'intrigue, prometteuse, devient de plus en plus complexe et abracadabrante. Et le dénouement (dont j'avais deviné la clef principale) m'a semblé tout aussi ridicule et interminable.

Ce polar bien noir m'a d'autant plus déçue que j'ai savouré la première moitié, appréciant l'humour grinçant d'Elise et partageant son angoisse d'être à la merci de n'importe quel taré - jusqu'à ce que l'auteur s'emballe et parte en vrille dans le décor, ** dégommant tout le monde sur son passage, rafistolant quelques protagonistes n'importe comment in extremis **

agenda 22 au 24 janvier

De cette auteur, j'ai lu et
- beaucoup aimé : Une âme de trop, La ville des Serpents d'eau
- pas du tout accroché à Les quatre fils du Dr March, ni à Eloge de la Phobie.

💀 challenge polars & thrillers 2016-2017 chez Sharon - 26e  💀

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