celle qui fuitGallimard, 3 janvier 2017, 480 p.

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Prodigieusement toxique et mesquine, cette amie ! Laquelle ? Chacune, l'une pour l'autre, mais elles ne le montrent pas de la même façon, et le lecteur n'entend que la voix de Lena.
Dans ce troisième opus, il y a celle qui fuit et celle qui reste. Celle qui gémit et celle qui se bat. Celle qui est odieuse, et l'autre qui vient prendre des coups. Celle qui se fait exploiter, et l'autre qui s'en sort bien...
Et celle qui a tous les défauts, toutes les guignes, n'est pas forcément Lila-la-méchante. La roue ne cesse de tourner, comme dans les deux précédents épisodes.

Nous voilà arrivés dans l'Italie des années 70, celle des jours fastes pour ceux qui ont l'argent et le pouvoir, celle du mouvement révolutionnaire des Brigades rouges, celle des réflexions et actions plus ou moins timorées des intellectuels de gauche. Elena et Lila ont la trentaine, elles sont épouses, mères, leurs relations restent très compliquées.

Elena Ferrante a beaucoup de talent... pour me prendre dans sa toile. Je m'ennuie souvent à la lecture de cette saga touffue, me demande à chaque fois que j'ouvre un nouveau pavé pourquoi je m'y suis laissé entraîner. Il y a des longueurs, je trouve Elena particulièrement tête à claques - elle se regarde le nombril, s'estime lésée, mal-aimée, victime, soupire après Nino (et d'après elle, Lila est toujours à l'origine de ses malheurs, d'une manière ou d'une autre).
Mais j'ai beau être agacée par ce personnage et quelques autres, j'y reviens et me précipite sur chaque suite, grâce à des fins généralement plus intéressantes que ce qui précède, et un dernier chapitre cliffhanger.

agenda 27/01 > 07/02


Chanson que j'avais en tête à la lecture.
Remplacer Léa par Lena, parisienne par napolitaine...
Pour le reste, c'est tout pareil, surtout ça : « ... mais putain qu'est-ç'qu'elle est chiante ! » ♪♫

MAIS QUI SE CACHE DERRIERE CE NOM, ELENA FERRANTE ?

Le mystère reste entier !