Flammarion, 17 mars 2017, 384 p.

•  commencé par Canel

- abandon

Fleurs, légumes du jardin, confitures, autres recettes de cuisine, bobos dus à l'âge, virées et parties de cartes arrosées entre copines, mots croisés, enfants et petits-enfants, souvenirs... Voilà les sujets que Jeanne, 90 ans, évoque et ressasse dans son journal intime. Sa vie ressemble beaucoup à celle de ma grand-mère de 97 ans, qui est aussi valide, dynamique, ouverte, sociable et agréable que Jeanne. C'est sans doute parce que je n'y trouve aucun petit plus par rapport à ce que je connais (pas assez d'humour par exemple), que ce roman m'ennuie à ce point, bien qu'il ne soit pas désagréable à lire. J'en suis à plus de la moitié (197/377 pages), on me confirme que la suite est à l'avenant, j'ai hésité plusieurs fois à abandonner après plusieurs coupures avec d'autres lectures. Ça y est, j'ose le fermer définitivement. Mon exemplaire continuera à « vivre », je vais le faire circuler parmi des lecteurs qui l'apprécieront à sa juste valeur.

A la décharge du livre (ou à la mienne) : je suis mal à l'aise avec le quatrième âge, la lenteur m'agace, je manque de patience avec les gens qui entendent mal ou pigent de travers et répètent plusieurs fois la même histoire... Sans doute depuis les séances-corvées de 'Bonne Année' subies en série du 2 au 29 janvier dans ma jeunesse auprès de tous les vieux de la famille - certains ne savaient que geindre, sentaient mauvais, leurs gâteaux 'secs' étaient tout mous (ah, les gaufrettes à la vanille 😆), « la pendule d'argent [ronronnait] au salon, [disait] oui, [disait] non » *, on l'entendait depuis la cuisine, attablés devant une toile cirée poisseuse...

En clair, je n'étais pas le bon public pour ce roman. Je ne l'ai pas perçu en lisant la présentation de l'éditeur reçue avec l'offre de Masse Critique.

agenda 21 mars au 1er avril, entrecoupé d'autres lectures

•  et par Mr

Jeanne, 90 ans, tient un journal intime. Pour résumer, sa « vie est un long fleuve tranquille », sans l'humour de Chatilliez.
Au cours des soixante-dix premières pages de ce roman, j'ai découvert le quotidien de cette vieille dame : parties de bridge, lecture du Figaro, jardinage, cuisine, souvenirs de ses jeunes années. Et la messe hebdomadaire.
L'écriture est adaptée à la monotonie de la vie de Jeanne. Elle restitue parfaitement le rythme de cette existence où les jours se suivent et se répètent, tout en créant une ambiance surannée à l'image du joli dessin de la couverture.
Je conçois que certains puissent apprécier cette atmosphère et cette douceur bienveillante, mais je me suis tellement ennuyé que j'ai reposé le livre après en avoir lu le cinquième.


- Merci à Babelio et aux éditions Flammarion.