sans pitié

Marabooks, 2015
Le Livre de Poche, 10 mai 2017, 510 p.

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Mort et enterré, le vieux copain de Daniel Mehrlicht reste bien présent et lui donne même du boulot d'outre-tombe. Alors qu'il s'apprêtait à prendre quelques jours de vacances, l'homme à la tête de grenouille se retrouve impliqué dans une affaire de trafic de pièces de musée. Entendu comme témoin, ayant prouvé sa bonne foi, Mehrlicht participe finalement à l'enquête, aidé par un jeu de piste découvert post-mortem, patiemment concocté par Jacques, passionné d'énigmes à base de chiffres & de lettres.

Il faut avoir lu les deux premiers opus de la série pour trouver de l'intérêt à cet ouvrage, je crois. Et encore...
Je les avais savourés (ici et ), tandis que je me suis copieusement ennuyée ici. Mehrlicht étant moins présent, les interactions entre flics se font fades. Pas de stagiaire, mais un collègue 'chef fait pour cheffer' sacrément crétin et parano. 
La blague de la sonnerie du téléphone est éculée. 
J'ai mal compris dans quel guêpier se fourrait Dossantos (mais ça s'éclaircira dans un prochain volet). 
L'histoire du 'transfert' entre le musée de la porte Dorée et celui du quai Branly est passionnante, en revanche, mais hélas beaucoup trop anecdotique dans une intrigue diluée où des mercenaires sans cervelle dézinguent à tout-va, où les faux-suicidés et les torturés-jusqu'à-ce-que-mort-s'ensuive se ramassent à la pelle, et où les flics font hurler leur 'deux-tons' comme dans un film d'action bourrin...

Si je lis le quatrième opus, j'espère y retrouver l'humour de l'auteur et ses coups de griffe à l'égard de la société et des politiciens - trop timides ici.

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17 au 19 juillet