de force

Belfond, 3 mars 2016, 528 p.

kg

♥♥♥♥ 

« (...) j'ai vu le jour un 15 mai.
De mère indigne.
Et de père inconnu. » 

Comme dans la plupart des romans de Karine Giébel, on quitte ce personnage du prologue, qui rappelle le petit Ludo des 'Noces barbares' (Yann Queffélec), et on rentre dans l'histoire. 
Une histoire sans séquestration, cette fois, mais toujours avec de la violence, du harcèlement, des menaces de vengeance, des rapports de force entre individus.

Après Purgatoire des innocents, abandonné en cours de lecture parce que tant de sadisme m'écoeurait, je m'étais dit : 'Plus jamais cette auteur... ou alors dans longtemps, quand j'aurai oublié, parce que ça sent pas bon ♪♫ le sang et la torture'. J'ai attendu trois ans et demi et ça y est, je suis réconciliée avec l'auteur !

'De force' est un bon page-turner, il me semble que Giébel s'y renouvelle un peu, je l'ai dévoré en moins de deux jours avec gourmandise même si j'ai tiqué face à quelques grosses ficelles, et deviné assez vite des éléments clefs de l'intrigue.

La fin action dramatico-hystérique est un peu too much aussi, mais peu d'auteurs de thrillers savent finir plus subtilement, ça fait souvent partie du lot.

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12 & 13 août - emprunt mdtk