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En 1987, Françoise Nyssen [ministre de la Culture depuis mai 2017] devient associée et présidente du directoire de la maison d'édition Actes Sud fondée par son père Hubert Nyssen [...]. Elle fonde parallèlement la librairie Actes Sud avec son second mari, l'agronome Jean-Paul Capitani, et dirige la collection « Un endroit où aller », créée en 1995. Elle détient 95 % du capital de la holding Acte Sud Participations (source : wikipedia).

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à venir : Goncourt des lycéens la semaine prochaine, prix Interallié dans une dizaine de jours, et Femina des Lycéens (début décembre ?) né en 2016.

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• Un Goncourt se vend dix fois plus qu'un Médicis (Le Monde, 27/10/2017)

Les romans primés s’arrachent encore davantage à l’approche des fêtes de Noël, selon une étude de l’institut GfK. 

Le bandeau rouge fait toujours de l’effet, constate l’institut GfK, dans une étude publiée jeudi 26 octobre sur les ventes de livres mis en place pour la rentrée littéraire. Entre 2012 et 2016, le Goncourt des lycéens arrive en moyenne en tête des ventes, avec 443 000 exemplaires, un peu plus que le prix Goncourt (398 000 exemplaires). Loin devant le prix de l’Académie française (246 000 exemplaires), le Renaudot (221 000 exemplaires), le Femina (83 000 exemplaires), l’Interallié (65 500 exemplaires) ou le Médicis (41 000 exemplaires).

ventes selon prix litté

  Un pic en décembre
Entre août et décembre, ce moment béni pour les éditeurs, les libraires et les auteurs, s’effectuent 80 % des ventes. Un étiage qui varie peu ou prou selon les années et montre l’incroyable saisonnalité de ce marché. Le pic se situe, comme la neige, en décembre, où se négocie le quart du chiffre d’affaires annuel de la profession.
L’obtention d’un prix conjuguée à l’approche des cadeaux de Noël gonfle doublement les achats, selon GfK. Plus de 100 000 ouvrages ayant obtenu un prix littéraire – on compte tout de même en France la bagatelle de 2 000 prix… – ont été écoulés chaque semaine de décembre l’an dernier.
Rien qu’au cours des huit jours précédant Noël, en 2016, le Goncourt, Chanson douce, de Leïla Slimani (Gallimard), s’est vendu à plus de 62 000 exemplaires et le Goncourt des lycéens, Petit pays, de Gaël Faye (Grasset), à plus de 56 000 exemplaires.

■  Amélie Nothomb en tête des ventes
L’an dernier, cette saison « littéraire » s’est achevée avec 3,4 millions d’exemplaires vendus, soit 19 % du marché des romans contemporains grand format – aussi bien en chiffre d’affaires qu’en nombre d’exemplaires. Cette année, au 15 octobre, Frappe-toi le cœur, d’Amélie Nothomb (Albin Michel, 180 p., 16,90 euros), caracolait en tête des ventes (112 500 exemplaires), suivi par Ils vont tuer Robert Kennedy, de Marc Dugain (Gallimard, 400 p., 22,50 euros), avec 54 300 exemplaires, Bakhita, de Véronique Olmi (Albin Michel, 455 p., 22,90 euros), avec 46 500 exemplaires, et L’Art de perdre, d’Alice Zeniter (Flammarion, 512 p., 22 euros), avec 33 300 exemplaires.

■  Qui fréquente les librairies ?
A 60 %, il s’agit de personnes de 50 ans et plus, à 60 %, de femmes, CSP +, qui habitent Paris ou l’Ile-de-France. Des acheteurs aimablement partageurs, selon cette étude, puisque plus d’un tiers des livres achetés (36 %) le sont pour en faire cadeau. Ces achats sont prémédités : à 51 %, les clients savent déjà ce qu’ils souhaitent acquérir avant de franchir le seuil d’une librairie.