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Il  est  mort,  le  poète,  quand  il  est  décédé . . .

-  « Le problème, c’est que, à force de faire des villes différentes tous les jours, je finis par oublier leurs noms » - Libé Next le 7 décembre 2012 (la boulette de Johnny Hallyday : il salue Clermont-Ferrand à St-Etienne !)

-  « Sortir du néant, c'est une expérience que je ne recommande à personne. »

-  « La musique, j’en fais, alors j’en écoute peu. » - Libération – 12 octobre 2011

-  « Je ne suis jamais seul, à moins que je lis. » - TF1 – 1989

-  « Alain Delon, c'est un vrai mec de toute façon. Je pense pas être un pédé moi non plus, hein ? » (En réponse à la question de savoir qui est le plus "vrai mec")

-  « Oui, je connais... Zazie, évidemment, je l'adore. » (A la question de savoir s'il connaît les joueurs de l'équipe de France)

-  « J'ai des goûts très ecclésiastiques. »

-  « Claude François, il bossait dix fois plus que moi. Mais n'arrivait jamais à faire ce que je faisais. Ça le rendait fou. Jaloux. En désespoir de cause, il se tapait mes ex. »

-  « Je n'y connais pas grand-chose au rugby, mais je pense que Toulouse va gagner. » (A la question de savoir s'il aimait... le peintre Toulouse-Lautrec)

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Moi, j'endors mes sons...

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« Sur Johnny, qu’est-ce que vous voulez que je dise, moi ? », lance Jean-Luc Mélenchon en ouverture de sa « revue de la semaine », mise en ligne sur les réseaux sociaux au soir de l’annonce du décès du chanteur.
« Quand on fait une notice nécrologique, qu’on parle de quelqu’un qui est mort, c’est soit pour dire : "Attention les gens, c’était quelqu’un d’important, il a écrit ceci, il a écrit cela !" et c’est une manière de signaler aux gens l’importance de quelqu’un qui disparaît. Mais là, Johnny Hallyday, il n’a pas besoin de moi pour qu'on sache qu’il chantait des chansons qui ont marqué son époque, son temps et tout ça », explique-t-il.
« Donc moi j’ai rien à dire sur le sujet (…) en tout cas moi j’ai pas plus à dire que ceux qui sont en train de me regarder. »
« Je comprends qu’il y ait plein de gens à qui ça fasse du chagrin, pourtant ils ne le connaissent pas, ils ne lui ont jamais parlé, ils n’ont fait qu'écouter sa musique. Mais c’est un chagrin qu’on a sur la vie qui passe, sur la vanité des choses, sur tout ce qui, dans notre propre existence personnelle, a pu entrer en résonance avec les autres, grâce à une musique ou une chanson. » (06/12/2017, #RDLS47)

Contrairement à de nombreuses autres personnalités de tous bords, Jean-Luc Mélenchon n’avait pas réagi mercredi à l’annonce du décès de Johnny Hallyday, et ça n'a pas plu...

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Johnny Hallyday face à Daniel Rondeau (Le Monde) en 1998 : « Il reste Mick Jagger et moi. Les autres ? Ceux qui ont mené notre vie, je les connais bien, ils sont deveus des légumes, ils sont finis ou ils ont disparu. »

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Extraits de Vernon Subutex, 1 - Virginie Despentes :

►  Paris, au début des années 90, vibre pour le Brésil, les Français aimeraient tellement savoir danser, ils se trémoussent comme ils le peuvent sur des musiques auxquelles ils ne comprennent rien. Ils bougent les pieds, les épaules, rien dans les hanches. Elle est arrivée à Paris et la première chose qu'elle a vue à la télé, c'était Johnny Hallyday, elle a compris qu'il y aurait beaucoup de choses qui lui échapperaient. Il faut être né ici pour tout saisir.

►  A la télévision Patrick Bruel, Garou et Raphaël se rejoignent, sur une reprise de Brel. A la fin du morceau, Johnny arrive, de dos - Patrice et Vernon éclatent de rire au même moment. La voix du chef, les jambes du chef, sa silhouette d'animal préhistorique, sa démarche de gonzesse burnée. Sa voix de stentor s'élève, il est décidé à faire passer tous ses collègues pour l'assemblée des chuchoteuses anonymes. Ils rient de bon coeur, saluant celui que rien n'a tué, ni les drogues à haute dose ni le ridicule ni le succès. L'animal. 

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Le 23 novembre dernier, le responsable du site NordPresse explique ainsi : « Tous nos comptes Facebook ont été bloqués. Nous n'avons plus aucun moyen d'utiliser nos pages pendant 30 jours, réduits au silence» Raison de la sanction ? Un post humoristique sur Johnny Hallyday, qui indiquait en substance : « Tout Johnny bientôt réuni dans un seul coffret », accompagné d'une photo de cercueil.

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[...] Début 2009, à quelques semaines de la sortie de leur nouvel album 'Le Sens de la gravité', les Fatals Picards mettent en ligne sur leur site et sur leur page MySpace le clip du morceau en expliquant qu'il leur a été exigé qu'il ne figure pas sur le disque. Warner avait demandé son avis à Johnny qui n'avait semble-t-il pas apprécié l'hommage. Problème, le buzz naissant entourant le morceau et sa mort à venir ne fait pas plus plaisir à l'intéressé. Warner exige donc que le groupe retire le clip de son site et de sa page MySpace. Les Fatals Picards s'exécutent et leur management publie une longue lettre d'explication dans laquelle il s'excuse « auprès de Johnny Hallyday et de son entourage pour cette 'mauvaise' communication » :
« Cela étant, pour couper court à certaines rumeurs, la chanson ne 'souhaite' pas la mort de 'l'idole des jeunes', et ne cherche en aucun cas à nuire à la personne de Johnny Hallyday, peut-on y lire. Au contraire, il s'agit d'un hommage à 'l'icône' ou au 'mythe' Johnny Hallyday, mais en restant sur le mode humoristique qui fait la marque de fabrique des Fatals Picards. Il était tentant de nous interroger avec humour sur la nature des manifestations qui auront lieu ce jour-là - jour que nous espérons sincèrement le plus lointain possible – et d’imaginer les éventuels débordements qui ne manqueront pas d’entourer un tel évènement. ​​​​​»
Le texte de la chanson égratine surtout gentiment les exils fiscaux de la star en Belgique et en Suisse.

Fin de l'histoire ? Non, les Fatals Picards n'avaient nullement renoncé à leur chanson. « Ne souhaitant pas la voir disparaître dans l'oubli, nous pensions donc la proposer au public en live », précise le mot d'excuse du management, ajoutant avec lucidité que leurs prestations scéniques seraient sans doute filmées par le public et que donc le morceau existerait de fait sur internet. Et ça, Johnny Hallyday et Warner ne pouvaient rien faire pour l'en empêcher. C'est ainsi que le titre a pu être écouté en ligne pendant ces sept dernières années jusqu'à devenir ce mercredi une triste réalité. À voir maintenant comment l'hommage humoristique sera pris et pour quelle postérité. (source : Slate)