les loyautés

JC Lattès, 3 janvier 2018, 208 p. 

ddv

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Un ancien collègue-ami nous répétait qu'il avait raté son mariage mais réussi son divorce. Son fils a forcément souffert de la séparation (il avait cinq ans lorsque la maman est 'partie' avec un autre homme), mais chaque parent faisait de son mieux pour le bien-être de l'enfant et, mettant de côté rancoeurs et mesquineries, parvenait à s'entendre pour toute décision le concernant. J'admirais à l'époque, alors que je n'étais pas encore mère. J'admire plus encore à l'issue de cette lecture bouleversante.

Sans trop dévoiler, on peut dire que l'intrigue de Les loyautés, centrée sur quatre personnages en souffrance, montre la façon dont les difficultés des adultes de l'entourage peuvent affecter et perturber les enfants - de jeunes adolescents en l'occurrence.

Cette histoire douloureuse happe rapidement le lecteur, le prend aux tripes, le met en colère (ah l'irresponsabilité de parents anéantis et aveuglés par leur propre souffrance ! ah l'inertie administrative !) et lui laisse craindre le pire.

Plus qu'à Delphine de Vigan, le ton et le propos m'ont fait penser pour diverses raisons à Alexandre Seurat (La Maladroite), Sophie Loubière (L'Enfant aux cailloux), Thierry Lenain (La fille du Canal), Emmanuel Carrère, JP Blondel, Liane Moriarty et quelques autres...

La fin m'échappe. Moins que la situation elle-même, c'est la réaction de l'adulte que je ne comprends pas. ** Pourquoi ne pas commencer par appeler les secours ? ** Si vous voulez bien m'éclairer en message privé - merci ! 

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agenda2

5 & 6 janv. - merci à mon petit 'coursier' ! 😉😘