avec elle

17 novembre 2017, 380 p.

solba

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Avec ou sans. En avoir ou pas. Des frères/soeurs, et tout ce qui va avec : compagnie, complicité, mais aussi rivalité, jalousie, difficulté à trouver sa place dans la famille et en société...

Coline a de la chance : elle a une soeur jumelle, Jessica.
Mais Coline n'a pas de chance : cette frangine est 'PLUS TOUT' qu'elle. Plus coquette, plus délicate, plus sage, plus posée, plus lumineuse. Depuis toujours. 
Qui voudrait vivre ainsi dans l'ombre ? On part mal dans la vie, en ressemblant autant à une merveilleuse petite poupée angélique, tout en étant si différente... D'autant que Jessica est en réalité une petite peste manipulatrice, mais seule Coline s'en rend compte (et elle en fait souvent les frais). 

Deux thrillers parus en même temps, mettant en scène la même famille, mais agitée par des drames différents.
Solène Bakowski est l'auteur de Avec elle, Amélie Antoine de Sans elle.
J'ignore encore quelle fut l'idée de départ, quelles furent les consignes, je m'amuse à rédiger mes avis sur chacun de ces romans avant de découvrir les coulisses de ce travail intéressant, je garde le suspense jusqu'au bout.
Quoi qu'il en soit, on trouve des éléments communs tout au long des deux ouvrages, comme les miettes de pain semées par 'Hansel & Gretel', ce conte que Coline affectionne tant. On y trouve aussi des enfants perdus sans leurs parents, d'ailleurs. 

J'avais choisi Avec elle lors de l'opération Masse Critique Babelio du 17/01, tandis que Sandrine (SD49) postulait pour Sans elle. On devait se les prêter après découverte. Mon ouvrage s'est perdu, le sien est arrivé à temps, notre projet de lecture commune a un peu capoté. C'est l'exemplaire de Sandrine qui est arrivé en premier dans ma BAL, j'ai donc lu 'Sans elle' avant 'Avec elle'. J'ai beaucoup aimé la sensibilité d'Amélie Antoine et son intrigue douloureuse, mais j'en reparlerai dans un autre billet. 
Et c'est peut-être ce qui a terni ma lecture de ce 'Avec elle' ? Comparé à l'autre, ce roman m'a semblé répétitif et long, moins poignant et moins subtil. Les personnages sont plus caricaturaux - où est ce papa si fort, si doux, si rassurant qu'Amélie Antoine décrit si bien ? De quoi se plaint cette mère qui a la chance ** d'avoir ses deux filles auprès d'elle ? Comment Coline peut-elle être si passive et Jessica si manipulatrice ? C'est trop manichéen tout ça ! ** 

Bref, il est bien difficile de donner un avis sur cette lecture, parasitée par la découverte récente d'une autre qui m'a beaucoup plus touchée, et je m'en veux de comparer ainsi deux auteurs.
J'avais pourtant admiré le talent de Solène Bakowski à deux reprises (Un sac, Parfois on tombe)...

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agenda2

7 > 9 mars - merci à Babelio et Amazon.

Et un grand merci, Sandrine, pour cette LC en différé,
le prêt de Sans elle, et pour ta patience ! 😘

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un des poins communs entre les deux ouvrages : cette chanson