colza

Rapsbaggarna, 2005
kartraduit du suédois par Carine Bruy

Mirobole, 20 avril 2017, 253 p.

♥♥♥♠♠

Vous connaissez les trois vieux papis tout vermoulus de Richard Gotainer ? Ça papote, ça refait le monde en ronchonnant gentiment. Et puis ça chique, ça crache ses glaviots brunâtres/verdâtres, ça rote, ça flatule. 😒😣🙈
Vous avez vu Jacques Villeret dans 'La soupe au chou' ? Même chose, en gros, je crois (pas vu en entier, pas supporté au-delà de quelques minutes, à vrai dire), avec en prime une histoire d'extraterrestres.
Et ce même Villeret dans 'Les enfants du marais' ? Ça aime la nature, ça voue un culte aux 'plaisirs minuscules' avec tout le monde qu'il est beau, tout le monde qu'il est gentil. C'est gentil, passéiste, limite simplet...

J'ai trouvé le même ton dans ce roman. En moins rigolo-pêchu que la chanson de Gotainer, puisque Karin Brunk Holmqvist dilue en 250 pages ce qui peut être fort bien exprimé en 4 minutes...

aph

Ce Colza mécanique a beaucoup de points communs avec le précédent roman de l'auteur (le délicieux Aphrodite et vieilles dentelles, 2004) : des vieillards frères/soeurs qui vivent ensemble, un voisin bienveillant, des aventures qui secouent les habitudes de ces ruraux bien tranquilles n'ayant jamais quitté leur trou du sud de la Suède.

Hélas, Henning et Albert n'ont pas le grain de folie, le peps, l'imagination débordante de Tilda et Elida. 
J'ai donc dû me (mé)contenter de tourner en rond autour de leurs petits rituels domestiques, des échanges trop rares avec leurs voisins et des petits événements qui leur tombent dessus. L'intrigue décolle très tardivement, pour retomber aussitôt.

L'aspect qui promettait d'être émouvant et cocasse est à peine esquissé : les relations de nos deux vieux aussi naïfs que généreux avec... ••• les femmes du nouveau centre de désintoxication voisin. •••
Suis déçue. Comme dirait le Dédé de Richard, c'est pas que je me suis ennuyée, mais je me suis fait ch***.

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