la vie parfaite

Da dove la vita è perfetta, 2017
avatraduit de l'italien par Françoise Brun
Liana Levi, 5 avril 2018, 400 p.

Les Italiens sont-ils tous immatures, volages et violents ?
Les Italiennes sont-elles toutes hystériques, capricieuses et hurleuses, mais assez solides pour pallier les défaillances masculines, tenir une famille sur leurs épaules, remplacer les hommes/maris/pères qui fuient ?

A en croire Silvia Avallone, Elena Ferrante, Luca Di Fulvio, la réponse est OUI. Et ces trois auteurs le démontrent avec des galeries de personnages très fournies - on peut s'y perdre.
Ils évoquent aussi brillamment les rêves d'ascension sociale.
Là, c'est façon « Ici, nos rêves sont étroits / C'est pour ça que j'irai là-bas. » ♪♫ 
Et tant pis si le « là-bas » mène tout droit à la case prison. Fallait être crétin pour pas les voir venir, ces barreaux, mais les hommes sont d'éternels gamins...

Dans ce dernier roman, Silvia Avallone m'éblouit encore. Toujours sur fond d'amitié (et donc de trahisons), de misère sociale et affective, elle centre cette fois son intrigue sur la maternité. Maternité dont elle montre toutes les facettes : grossesse, désirée ou non, IVG, accouchement avec déclaration officielle et retour radieux avec bébé à la maison, ou plus sinistre, sous X. Mais aussi stérilité, FIV, adoption, éducation des enfants, ambitions parentales pour la progéniture...
Avec, en parallèle, une large palette de scènes de la vie conjugale, du rose au noir.

Ces destins entrecroisés de femmes et jeunes filles perdues, de 'mauvais' pères, de bébés abandonnés, d'enfants mal-aimés m'ont beaucoup touchée, pour plein de raisons, plus ou moins intimes, plus ou moins viscérales, plus ou moins raisonnées.
Je place Silvia Avallone dans mon top 3 des auteurs féminines, avec Virginie Despentes et... ? Dans mon top 2, alors...

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