blessure

Dargaud, 8 octobre 2009, 84 p.

♥♥♥♥♥

marv

Depuis le succès de L'amour propre... ne le reste jamais très longtemps au début des 80's, où il est visiblement question de point G et de femme fontaine, cet auteur de BD peine à trouver l'inspiration pour relancer sa carrière déclinante.
Il se pourrait que la visite d'une journaliste-santé d'un magazine féminin le remette à flot. 
Tandis que le bonhomme vieillissant, de moins en moins porté sur le sexe, rêve plutôt d'arroser et d'ensemencer en se recyclant dans le jardinage...

Comme la Cécile du livre, j'ai cru que je n'y arriverais pas.
Elle, à localiser cette source qui produit des Flitchflitchflitch et HAHAHAAA!!!
Moi, à aimer cet album. 

Encore une histoire d'auteur de BD en mal d'inspiration.
Oui mais cette fois, ça décolle avec une vraie intrigue, au-delà de considérations nombrilistes sans fin sur l'angoisse de la page blanche. Et les aventures pleines de rebondissements de ce faux loser s'avèrent aussi drôles que touchantes.


Le ton est cru mais pas vulgaire, le dessin explicite mais pas porno (n'attendez ni te-cha ni teub pour vous rincer l'oeil). Et sous ses airs de galéjade, l'album, parsemé de métaphores botaniques (n!que n!que n!que ♪♫) soulève pertinemment les questions du désir et du plaisir féminin, du sexe sans amour. 
Et bien sûr, du vieillissement : 
« Je croyais que tu t'en foutais de vieillir ?
- Je m'en foutais quand j'étais jeune. » 
Triste et tellement vrai...

• Après ces préliminaires, la découverte de L'amour propre... ne le reste jamais très longtemps me semble incontournable. 😋

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21/07 - emprunt mdtk - à droite : portrait de l'auteur par Didier Paquignon