café buSteinkis, 9 mars 2016, 164 p.

zapi♥♥♥♥♥

1947.
Jeune violoniste juif, Yechezkel vit à Budapest avec sa mère Shprintza, rescapée d'Auschwitz. Son oncle installé à Jérusalem les invite à l'y rejoindre. Shprintza ne veut pas quitter la Hongrie pour retrouver ce frère avec qui elle a coupé les ponts.
L'exil se fait néanmoins. 

A travers le regard de Yechezkel, nous découvrons la mise en place de l'Etat d'Israël, la dégradation du climat entre les différentes populations qui cohabitaient jusqu'alors paisiblement, et les débuts de la guerre.

Le violon de Yechezkel et le joyeux ‘Café Budapest' de l'oncle Yosef rassemblent, mais les rancoeurs partisanes se développent chez certains, et il semble difficile de ne pas prendre parti pour l'un ou l'autre camp sans se voir accuser de lâcheté ou de trahison. 
Et pendant que la tension monte, Shprintza se laisse mourir. Les nazis ont gagné, ils ont réussi à la détruire, finalement…

Dans cet album à la fois 'document' et 'fiction', l'auteur montre les origines du conflit israélo-palestinien, qui semble encore insoluble plus de 70 ans après la création de l'Etat d'Israël, en raison d'enjeux internationaux toujours plus complexes.

Instructive, cette page d'Histoire se lit facilement puisque l'auteur l'inscrit subtilement dans le quotidien d'une famille juive, rendant ainsi la situation plus réaliste et émouvante.

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agenda29 septembre - emprunt mdtk