les vf5

Dargaud, 9 novembre 2018, 56 p.

♥♥♥♥♥

Pas de marionnettes dans cet album, mais un lapin et un cochon en peluche qui se bouffent le nez...
Pas de baguettes sophistiquées non plus, mais des pains dans la tronche, oui – s'agit pas de se faire taxer de militant de pacotille ou d'avoir l'air de copiner avec un flic. Comme dit Pierrot : « Je te fais pas la bise, faut pas déconner non plus, j'ai mieux vieilli que Renaud. Société tu m'auras pas. »
Pas de magicienne, mais un éduc' de banlieue qui a fait des miracles, même si le résultat n'est pas vraiment celui attendu par un anar'.
Des actions politiques (humanitaires, cette fois) : on ne change pas des 'Ni yeux ni maître' qui agissent contre le capitalisme et les ordres absurdes de l'Intérieur. Nos petits septua- et octo- s'avèrent aussi réactifs et adaptables que l'exige la 'start-up nation'.

Mimile semble à côté de la plaque, dépassé. Un tel pragmatisme égoïste agace ses potes, on en pleurerait presque, mais c'est compter sans sa force tranquille, au Mimile, qui va mimilitanter sans faire les choses à moitié.

Place aux femmes aussi, puisqu'on retrouve Sophie la fonceuse, l'adorable Juliette, et la vieille Fanfan punchy. 
Et on fait connaissance avec des nouveaux pas si nouveaux, car issus du passé de Pierrot et de quelques autres.

Comme d'habitude, nos trois auteurs attaquent des sujets d'actualité et de société avec humour, férocité, tendresse.
Plein de surprises (contrairement au précédent, un peu fade), cet album touche, attendrit, fait rire et jubiler.
Et c'est exactement ce que j'espérais en sautant sur ce dernier opus.

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9 nov.