les filles

Good as gone, 2016
amygtraduit de l'anglais (Etats-Unis) par Simon Baril
Robert Laffont, 2017
Pocket, 8 mars 2018, 352 p.

♥♥♥

Julie avait treize ans lorsqu'un homme l'a enlevée en pleine nuit dans sa chambre, sous les yeux de sa petite soeur. 
C'est une jeune femme marquée, fragile, qui réapparaît un soir chez ses parents, huit ans plus tard. 
La famille va devoir se recomposer, et chacun des membres y retrouver sa place – une place.

Que s'est-il passé pendant tout ce temps ? 
On va le savoir, à condition de s'accrocher et de faire preuve de patience pendant un dernier tiers interminable. Des noms à gogo, une chronologie complètement chahutée, des rebondissements qu'on met parfois du temps à comprendre. Bref, le fouillis, la perte de repères, l'ennui...

En 2018, j'ai lu une quarantaine de romans noirs, polars, thrillers, dont une dizaine évoquant des disparitions de jeunes filles (fugue, kidnapping, séquestration...). Evidemment on trouve des redites d'une intrigue à l'autre. 
Bons points ici : la description du bouleversement familial induit par les retrouvailles, le point de vue de la soeur, les souvenirs sur les huit années passées dans la tourmente, et l'analyse ** de l'emprise d'un adulte prédateur sur un jeune esprit en quête de sens. **
Mauvais points : les invraisemblances sur l'enquête bâclée, les longueurs. Et le côté rebattu ** 'Retour de Martin Guerre' (Julie ou pas ?)... **

Une des résolutions pour 2019 : varier davantage mes lectures.

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21 > 23 déc.