embruns

Fleuve noir, 2017
Pocket, 24 mai 2018, 368 p.

♥♥

La famille 'Moreau/Parfaite' en WE à la mer...
Papa a une petite entreprise qui monte, qui monte, et maman est architecte.
On habite une grande maison en banlieue parisienne, on est bobos, on mange bio, on fait gaffe à la qualité des vêtements qu'on achète, avant tout pour préserver la planète, mais on roule en SUV et on a des montres qui coûtent un bras...
Quand on arrive en Bretagne, on s'extasie sur les maisons en granit et les hortensias. On dit 'ils' en parlant des gens du coin : « Ils mettent des ardoises dans le sol pour changer la couleur des pétales. »
Quand on va à la plage sous la pluie, on enfile « un ciré et des bottes ».
C'est madame qui cuisine, prépare le café, les tisanes. Chris n'est pas fichu de remplir une bouilloire et de basculer l'interrupteur ? Et les grands ados de 17 et 22 ans ?
On s'aime sans nuages, sans heurts, depuis plus de vingt ans pour les parents, qui en sont encore à se manger de bisous - mais ils sont tellement beaux, tous les deux, et si classes. 
On s'adore aussi entre frère et soeur, et entre parents et ados. On se taquine, on rigole, on ne se lâche presque pas d'une semelle. 
Un truc de dingues.

Ça existe, des familles comme ça ? Je me sens minable.
On va avoir droit à la pirouette du 'Ce n'était qu'un rêve' ? 

J'ai lu un tiers. Je me tâte pour continuer tellement ça m'agace...

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PS : seules ombres au tableau dans ce portrait de famille divinement idyllique, le côté 'coup d'un soir' mufle du fils (et même ça, certains doivent juger que c'est cool), et la phobie de l'eau de la fille...

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PPS : je l'ai fini ! ennui et agacement croissants y compris lorsque l'intrigue change de cap. Île coupée du continent par la tempête, mystère, disparitions, cachettes, recoins, individus peu recommandables, canif dans la poche... Me voilà propulsée 40 ans en arrière dans les vieux 'Club des 5' que j'ai lus quand j'étais à court de Fantômette ou d'Alice. Un air d'Alex, de Lemaitre, aussi. Une cruauté inouïe, des comportements étranges et inquiétants, on ne sait plus si on a à faire à des humains ou à des chiens qui se lèchent leurs plaies.

A la fois naïf et trouble, dérangeant. Quoi qu'il en soit, sans intérêt à mes yeux, et pénible à lire (pour les longueurs et les descriptions crues).

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