trois foisEditions Noir sur Blanc, Notabilia, 23 août 2018, 240 p.

sd

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J'ai lu trois fois la fin du monde, et ça m'a achevée à chaque fois.
Non, 2, en fait : La route de McCarthy (abandonné), et ce Trois fois la fin du monde.
Mais comme ses dernières 150 pages valent deux livres quand on s'y ennuie comme un rat mort, ça fait bien 3...

Première partie de ce roman : la vie en prison d'un jeune homme presque innocent. C'est dur, certainement fidèle à la réalité, les situations rappellent la violence carcérale des détenus et des matons décrite dans Meurtres pour rédemption (Giebel), Surtensions (Norek), et tant d'autres ouvrages.

Changement radical de décor, d'ambiance, après 'la Catastrophe', au tiers du livre.
J'ai d'abord pensé au puissant Vendredi ou les limbes du Pacifique, où Michel Tournier revisite en philosophe le Robinson de Defoe : l'homme seul au monde pose des jalons, s'organise pour ne pas devenir dingue, s'impose une discipline.
Puis l'ennui, croissant. Autant que chez Thomas Vinau qui nous fait contempler la nature et ses merveilles, et que dans les Gallmeister centrés sur la pêche à la mouche, la chasse au lapin, le câlinage de chatte, le pousser de radis...

L'idée était sans doute de montrer le contraste entre :
- l'enfer, c'est les autres, quand on doit subir la promiscuité bruyante et la violence du milieu carcéral
- et le paradis, c'est... c'est quoi ? 

Survol des soixante dernières pages, et je ne suis pas la seule... ** (à en croire les dernières lignes du roman, et la couverture) **

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