je vaisPocket, 7 septembre 2017, 190 p.

♥♥

Fred, c'est le gars qui « ne veut rien branler ».
A 43 ans, il « se laisse vivre, porté par le courant d'air d'une porte de bistrot entrouverte. Un demi de bière à la main, des espoirs en pagaille. »
Un jour, il va « s'y mettre ». Arrêter « de tout arrêter avant de commencer ».

Je l'ai suivi laborieusement dans ses initiatives mollassonnes ou maladroites pour se prendre en main, trouver du boulot, changer de vie.
Et freiner sur la picole ? Non, jamais de bonne résolution à ce sujet.

Mois de février compliqué, besoin de légèreté, d'humour.
Tentative loupée avec 'Escalier C' (E. Murail). Mis en stand-by.
Après la lecture savoureuse de 'Paris-Venise', je pensais que Florent Oiseau était une valeur sûre.
Roman et Fred, les losers de chacune de ces histoires, ont beaucoup de points communs (taiseux, à l'écoute, marrants, immatures mais pas méchants), sauf que l'un est beaucoup plus sympa et touchant que l'autre.
Fred geint, est de mauvaise foi, n'a aucun sens moral, ses idées et ses plans sont foireux.

Si on n'arrive pas à se hisser au énième degré voulu par l'auteur, son ton peut faire bondir - surtout les femmes ? ** Un homme qui met des femmes sur le trottoir, ça ne m'amuse pas... **
La bonne nouvelle pour ceux qui avaient blacklisté Florent Oiseau après ce premier roman : Paris-Venise, le deuxième, est nettement meilleur - aussi impertinent et bien écrit, mais beaucoup plus fin.