fendre

Le Dilettante, 2017
J'ai Lu, 2 mai 2018, 280 p.

♥♥♥

Ma dernière lecture d'un ouvrage d'Anna Gavalda remontait à 2008 : La consolante. Je ne fréquentais alors ni la blogo, ni Babelio.
Depuis, j'ai lu que cette auteur était infréquentable. Ou qu'aimer ses textes faisait partie des plaisirs honteux.
Mais ce n'est pas pour cette raison que j'ai zappé Billie, c'est juste à cause de la couverture hideuse avec l'âne (et un peu parce que La consolante m'avait déçue).

Sept nouvelles ici, que je n'aurais pas mises dans cet ordre. Notamment 'L'amour courtois', qui ouvre le recueil. Je me suis demandé pourquoi une dame BCBG se mettait à écrire comme Virginie Despentes (en moins bien).
Le ton redevient plus classique dans les récits suivants.

'Fendre l'armure' signifie se dévoiler, montrer son côté humain, ses faiblesses. Ce que font les protagonistes de ces histoires au 'petit coeur tout mou', tout tendre.
Ces gens ordinaires, auxquels on s'identifie aisément, nous parlent de désir, d'amitié, d'amour (pour un animal, un conjoint, ses enfants). Ils vivent des situations qui les amènent à tomber le masque, à se révéler aux autres et à eux-mêmes, à renaître, profiter de plaisirs, les saisir quand ils s'offrent à eux, quitte à abandonner certains principes...

Une lecture agréable malgré des longueurs - certains récits mettent du temps à démarrer.

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