sang famille

Presses de la Cité, 2018
bussiPocket, 28 février 2019, 590 p.

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Colin Remy est orphelin depuis dix ans. Les circonstances de la disparition de ses parents ne sont pas claires, l'oncle et la tante qui l'élèvent semblent lui cacher beaucoup de choses.
A la veille de son seizième anniversaire, Colin fait un stage de voile avec d'autres ados à Mornesey, une île normande (fictive) au large de Granville. Il n'a pas choisi ce lieu par hasard : c'est là qu'il a passé son enfance avec ses parents. Il espère éclaircir quelques mystères.

En général, je me régale en lisant les thrillers de Bussi.
Pas là. Ou plutôt : je me suis lassée avant la moitié du récit, après quelques anecdotes historiques intéressantes.
L'intrigue ressemble trop à celle de Le temps est assassin. On a en gros les mêmes sujets (ado en quête de vérité sur sa famille, mafieux), et quelques ressemblances avec Boileau-Narcejac... ** les morts sont-ils vraiment morts ? **
Et surtout, on se croirait dans un roman d'aventures jeunesse avec des traques, des méchants, des jeux de piste, des niaiseries. Entre Fantômette et le Club des 5. Beaucoup moins élaboré, en tout cas, que Harry Potter, dont les enfants peuvent être friands dès huit-neuf ans...

L'auteur explique en préface que Sang famille est un des premiers romans qu'il a écrit. Nous voilà rassurés.
Et qu'il l'a très peu remanié. Re-ouf.
A-t-il quand même dilué pour aboutir à près de 600 pages ?
Est-ce une commande de l'éditeur ?
Je ne sais pas si c'est un bon calcul de prendre les lecteurs pour des gogos de cette façon.

Bussi précise qu'il a « une grande tendresse pour la légèreté de ce roman ».
Moi, ça me fait de la peine, ce manque de respect pour soi-même et pour son public.

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