fidele

Internet, puis Michel Lafon, 2016
amelLivre de Poche, février 2017, 320 p.

♥♥♥♥

Quand un mort parle, il n'y a pas 36 solutions :
- un imitateur s'amuse,
- un ventriloque n'est pas loin,
- c'est du play-back ou du replay,
- ou la langue de bois du ouija,
- il s'agit de citations, sur Babelio ou ailleurs (cf. Coluche, Desproges…),
- celui qui l'entend croit aux fantômes.

Quand un mort parle dans un livre :
1/ l'auteur croit (ou veut nous faire croire) en une vie dans l'au-delà, comme Marc Levy dans Et si c'était vrai ;
2/ le mort, il était pas vraiment mort, comme dirait Renaud (façon Agatha Christie, Boileau-Narcejac, etc.) ;
3/ le survivant en deuil invoque la mémoire du défunt et imagine comment il réagirait s'il était encore là, ce qu'il penserait des actions de ses proches ;
4/ ou alors, tous ceux qui semblent vivants sont morts, et ce petit monde-là papote et interagit où ne sait z'où, un peu comme dans un film célèbre de 1999… on en revient alors à la première hypothèse.

Je n'ai pas lu suffisamment de thrillers d'Amélie Antoine (ou j'ai oublié les dénouements) pour savoir dans quel registre elle pouvait nous promener.
Une grande partie du suspense réside donc dans ce mystère, et rend la lecture addictive. Avec son style léger et agréable, l'auteur nous parle aussi de couple, de loyauté, d'idéaux. Et bien sûr de deuil.

On aimera ou pas les rebondissements, la tournure prise par les événements. Après tout, pourquoi pas, c'est jouable.
J'ai apprécié l'ouverture autour d'un certain Ben dans l'avant-dernier chapitre.

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agenda217 & 18 mars