assassins

Editions du Rouergue, 6 septembre 2017, 176 p.

elvi

« On a tiré sur la maîtresse ! »
L'école Jacques Prévert est en émoi, et particulièrement les élèves du CM2 de Marie Moineau, enseignante appréciée de tous : « Je ne crois pas qu'elle avait des méthodes d'enseignement particulières, mais on avait envie de travailler pour lui faire plaisir. (…) Pour la première fois, un adulte croyait en moi. »

Le drame a eu lieu vingt-cinq ans plus tôt, les élèves de la classe avaient dix ans, la fille de la victime cinq ans. A elle, on n'a jamais dit grand chose, on voulait 'la protéger'. Aujourd'hui, elle veut comprendre. Rien de mieux pour cela que de rencontrer quelques témoins.

J'ai connu cette auteur avec son dernier roman coup de poing, Elle le gibier.
Assassins d'avant est construit de la même façon : une enquête informelle qui progresse grâce à des témoignages. Les voix alternent dans de courts chapitres.
Beaucoup de non-dits, de mensonges par omission, pour sauver sa peau, sa famille, son couple, et pour protéger la jeune femme en quête de LA vérité.
Moins percutant que Elle le gibier, plus romantico-romanesque, ce roman noir est malgré tout prenant et bouleversant.
En marge de l'intrigue, l'auteur livre des réflexions intéressantes sur l'euthanasie : « Qui est l'égoïste ? La mère qui veut garder son fils, même enveloppe vide ? Ou le frère qui veut hâter la fin pour ne plus s'infliger l'abominable spectacle du corps martyrisé ? »

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