les 1001

Rue de Sèvres, 13 septembre 2017, 232 p.

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Shéhérazade a convaincu son époux de ne pas la tuer après leur première nuit de noces en lui racontant des contes, soir après soir.
L'interne Baptiste, lui, tient la mort à l'écart de la 'femme Oiseau de Feu' en lui rapportant des anecdotes médicales (des urgences, en particulier), pour lui tenir compagnie, l'émouvoir, l'amuser, lui donner des raisons de tenir bon en attendant la visite de son fils.

dmL'auteur a fait un recueil de ces (presque) 1 001 histoires. Il a eu la bonne idée de l'adapter en BD avec Dominique Mermoux. Les phobiques de l'univers hospitalier devraient tenir le choc : le dessin est doux et le bicolore atténue la violence du sang, des perfusions, des seringues à tous les étages.

Le ton rappelle celui de Martin Winckler (La maladie de Sachs, Le Chœur des femmes...). Ces deux auteurs-médecins prônent l'écoute et le respect du patient et de ses proches. En nous montrant les coulisses du monde médical, ils nous aident à comprendre pourquoi les soignants semblent parfois désagréables, froids.

L'abondance de sentences et de bons sentiments rend le récit un peu mièvre. Mais Baptiste Beaulieu est drôle et touchant dans le rôle de « l'interne à la chemise à carreaux un peu merdeux et un peu menteur. Un peu merdeux avec les chirurgiens qui se prennent pour Dieu. Un peu menteur avec ses patients pour mieux les soigner. »

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