un été sans maman

Delcourt, Shampooing, 2 janvier 2019, 280 p.

gp♠♠♠

Lucie va passer l'été à Albenga, en Italie, seule chez des amis de sa mère. Elle ne parle pas la langue, ils ne connaissent pas le français. Voilà qui réveille nos angoisses enfantines de séparation et d'abandon, d'autant que la femme semble peu amène, et l'homme est un colosse d'aspect effrayant.
Mais on peut se passer des mots pour jouer sur la plage, rire, être complices, s'aimer…

Cet album mérite sûrement plus que mes deux piteuses étoiles de mer, mais comme il m'a vite laissée en rade, je ne vais pas faire semblant d'être enthousiaste.
Je n'aime pas ne rien piger, et la brume n'a fait que s'épaissir, ici.
Un poisson avec pieds et chaussures, un petit personnage imaginaire qui interagit avec Lucie et son ami Ricardo, un univers sous-marin, des allers-retours dans le temps puisque les deux enfants ont parfois l'aspect d'adolescents, d'adultes, de bébés...
On voit les personnages écarquiller les yeux et arrondir la bouche. On suppose alors qu'ils s'indignent, s'effraient, on ne comprend pas toujours pourquoi (épisode du coiffeur, par exemple).

L'ouvrage est en effet muet, ou presque. Mais le problème n'est pas là, puisque Un océan d'amour, du même auteur, m'avait touchée.
L'histoire est sans doute trop oniro-fantastique pour que j'y adhère. Ça démarrait bien, pourtant : la brunette aux grands yeux noirs, le chien jouasse et le grand bonhomme tendre avaient vraiment tout pour me plaire.

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 28 mai - emprunt mdtk