loukoum

Editions du Rouergue, DoAdo
oka19 septembre 2018, 147 p. 

♥♥♥

Loukoum ou mayonnaise ?
Grands-parents égyptiens ou belges ?
Chien ou chat ?

Tout ! Ou rien.

Né d'un couple mixte, Victor doit passer quelques mois chez ses grands-parents maternels, à Nivezé, le temps que son père puisse l'accueillir en Egypte où il travaille désormais.
Le gamin y va déjà à reculons. Ça ne s'arrange pas quand il apprend qu'il n'ira plus à l'école, puisque son aïeule se chargera de son enseignement. A dix ans, la perspective de vivre entouré uniquement de vieux est cruelle. Le plaisir des visites des grands-parents paternels est vite gâché par la mésentente entre les mamies.

Si on a lu le roman (autobio)graphique Pourquoi j'ai tué Pierre, on sait qu'Olivier Ka a été victime dans sa jeunesse de la folie et de l'irresponsabilité d'adultes proches.
Dans Janis est folle, comme dans ce Loukoum, on ressent très bien le malaise et la sensation d'asphyxie ressentis par un enfant/ado retenu en otage par un ou plusieurs adultes égoïstes, qui l'oublient, lui, pour mieux se détruire, ou s'étriper entre eux.

Lecture dérangeante (et stérile, pour ma part), d'autant que des questions restent sans réponse - quid de la mère ? du véritable emploi du père ?

A noter : l'inertie lâche des deux grands-pères, aussi agaçante que les mesquineries hystériques et ravageuses des femmes...
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    ■   Je suis entièrement d'accord avec l'avis de Jangelis, sur Babelio.

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