je voudrais

Belfond, 2018
isdPocket, 14 août 2019, 210 p.

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Un coin isolé dans l'Aubrac.
Un trio fusionnel : un couple d'intellos bohèmes et leur fillette.
Le papa est instituteur et aimé de tous - on pense à 'La Gloire de mon père', même si l'époque n'est pas la même.
La maman est 'toute folle' (sic) : « (...) et paf, ma mère se fissurait, on ne savait pas pourquoi. Ça me mettait par terre et je me tenais à l'écart, de toute façon elle n'avait pas envie que je sois là (...). [Ma grand-mère] comparait sa fille à un plancher plein d'échardes, fallait faire attention où on mettait les pieds. Ou à une pomme de pin, elle s'ouvre, elle se ferme, elle s'ouvre, elle se ferme. Une drôle de météo. »
Et là, effroyable souvenir de En attendant Bojangles (O. Bourdeaut), où l'on prétend vivre comme une fête la folie d'une mère, d'une épouse...
Et puis la fillette... *** meurt à huit ans et continue à vivre dans la tête de son père qui lui imagine des existences - une peu comme Isabelle Monnin avec Les vies extraordinaires d'Eugène. ***
Et dans cet entre-soi sclérosant comportant moult descriptions de la sexualité du couple parental, une seule ouverture (tout aussi ennuyeuse) : la contemplation de la nature.

De cette auteur, j'avais beaucoup apprécié Les hommes meurent, les femmes vieillissent.
En attendant la parution de UnPur, je me suis offert ce roman paru en 2018, comme une petite gourmandise apéritive.
Je n'ai plus faim, j'ai la nausée, d'ailleurs il me reste quarante pages pour terminer, et je ne sais pas si je les lirai un jour tellement ce récit m'ennuie et me dérange.

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agenda224 > 27 août