médées

Le Passage, 15 mars 2018, 154 p.

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« Le mythe de Médée, mère qui tue ses deux garçons, nous hante depuis l'Antiquité. Médée, c'est le refus de mourir en tant que femme, parce que l'on est mère. En tuant ses enfants, Médée tue la mère en elle pour sauver la femme. » (quatrième de couverture)
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Dans cette histoire, deux potentielles 'Médée', deux femmes perturbées, mal dans leur vie d'épouse et de mère : Clara, en instance de divorce, et Francesca, son avocate. L'histoire de l'une semble déteindre sur l'autre - il est difficile, dans certaines professions, de ne pas s'impliquer et donc de ne pas payer de sa personne.
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Roman bref et dérangeant, qui fait d'emblée penser à 'Chanson douce' (Leïla Slimani) et aux drames domestiques des ouvrages de Mathieu Menegaux.
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La postface de deux pages d'Aldo Naouri est bienvenue, elle permet de prendre du recul par rapport à cette histoire sordide, de la voir comme une fable sur les moments de faiblesse et de découragement des mères.
Heureusement, les choses vont rarement aussi loin. Il n'empêche que la question 'Suis-je une mauvaise mère ?' devrait plutôt être 'De quelle manière suis-je une mauvaise mère ?' (en croyant bien faire, en plus).
Naouri en donne deux exemples glaçants. 
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Si les questions suscitées par l'affaire XDDL avec son (faux) retour vous perturbent, évitez cette lecture.

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10 & 11 oct. 

 

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