deux consFluide Glacial, 15 novembre 2006, 48 p.

did♥♥♥

Crétins, obsédés, et probablement puceaux, voici Couyalère et Patacrêpe.
[ bonne Chandeleur ! 🤢 ]
A l'instar de leurs noms, leurs idées et échanges sont tout en subtilité et raffinement.
Ça reste propre quand il s'agit de charades, l'un de leurs jeux préférés, mais ça devient vite gras quand l'auteur se lâche sur leur préoccupation numéro 1, à savoir les femmes, et ce qui va avec : seins, fesses, lingerie et perspectives de rapprochement.

J'aurais sans doute apprécié davantage et trouvé la plupart des gags moins pathétiques si les personnages avaient été plus 'stylisés', ou représentés par des animaux, comme Maurice & Patapon (Charb).
Car les deux cons de la série paraissent encore plus lourds et répugnants en salopette ou pyjama rayé de grand-père, assis devant une nappe en toile cirée, ou couchés dans le même lit (quel âge ont-ils ?).
Sans doute parce qu'ils rappellent ainsi les JC Tergal et R. Calbuth de l'auteur, qui ne brillent pas par leur finesse.

Tronchet s'est essayé à d'autres registres que l'humour gras, et ça lui va bien : Robinsons, père & fils, Le fils du Yéti...

  < emprunt mdtk >

■  l'avis d'Apikrus

♥♥

Vous avez aimé le personnage incarné par Jacques Villeret dans « Le Dîner de cons » ?
Alors vous devriez apprécier ces « deux cons » !
Patacrêpe et Couyalère surpassent en effet le héros du film de Francis Veber, et pas seulement en nombre.
Ces deux potes ont des idées, plus fixes que lumineuses…
Chacun aime piéger l'autre avec des charades.
Ils sont en outre tous deux fascinés ou attirés par les raviolis, et par les femmes. Faute de succès auprès de ces dernières, ils sont sexuellement frustrés ; ils développent des stratégies d'approche ou de compensation qui nous font sourire, tant elles sont aléatoires, simplistes et inefficaces. Leur naïveté et leurs plans foireux sont surprenants et amusants.

Ces personnages sont caricaturaux, mais illustrent malheureusement un part de la réalité ambiante : regardez autour de vous le nombre de personnes qui prêtent foi aux horoscopes, ou le nombre de fans d'équipe de foot (pas seulement Villeret cherchant à obtenir une adresse auprès d'un ami...).
Cette lecture a été un bon moment de divertissement, chaque historiette m'ayant fait sourire.