au fond de l'eau Into the Water, 2017
traduit de l'anglais par Corinne Daniellot & Pierre Szczeciner

Sonatine, 2017
Pocket, juin 2018, 500 p.

« Quand quelqu'un meurt de cette manière, la question qu'on se pose, c'est toujours 'pourquoi'. Pourquoi a-t-elle fait ça ? Pourquoi mettre fin à ses jours (...) ? »
Avec cette question, vient celle de la 'responsabilité' des proches, accompagnée de leur sentiment de culpabilité.
Ils peuvent passer le reste de leur vie à chercher « quelque chose à quoi se rattacher, quelque chose qui puisse leur faire dire : Voilà, c'est à cause de ça. »

Mais Nel s'est-elle réellement suicidée ?
Et toutes ces femmes et jeunes filles qui sont mortes noyées, avant elle, à cet endroit de la rivière ? La petite ville de Beckford a un lourd passé, et on ne sait pas très bien si la rivière maudite agit comme un aimant sur les femmes désespérées, ou si ce coin est bien pratique pour se débarrasser de celles qui dérangent.

Il faudra beaucoup de temps aux enquêteurs pour démêler tous les liens qui relient les victimes à travers les siècles, afin d'y voir plus clair.
Les témoins et les proches des défuntes ont déjà bien du mal à s'y retrouver entre leurs impressions, illusions et mensonges (volontaires ou non).

J'avais déjà été séduite par La fille du train de cette auteur. Malgré quelques longueurs ici sur la fin, j'ai aimé les réflexions pertinentes, qui bousculent notre bien-pensance sur la famille, les relations dans une fratrie, le couple et l'adultère, les cruautés adolescentes, le suicide...

  • PS : j'ai eu du mal à m'y retrouver parmi les nombreux personnages (Nel/Daniella, Lena/Helena, Helen, Lauren, Robbie, Nickie).

___

agenda2

24 > 26 avril