le cerbereStock, 4 mars 2020, 275 p.

Y aura-t-il un avant et un après ?
Oui ! Avant, je me régalais des livres de Pierre Raufast. Maintenant, je les éviterai.
Ses talents de conteur sont toujours là. C'est juste l'histoire qui déconne. Plan-plan sur 150 pages (c'est long), drôle de mélange ensuite.
Pas de récits tiroirs, de poupées russes, d'effet K!nder surprise et d'inventions de génie (les voix antiques sur la terre cuite, par exemple)... qui faisaient le charme de ses précédents romans.
Par contre, toujours des anecdotes et des références mythologiques, mais balancées à l'arrache comme des extraits de Wiki.

cerbèreCertains thèmes rappellent Marc Levy et Bernard Werber. ***  vie après la mort, fantômes  ***
L'ambitieux M. en pleine folie des grandeurs fait curieusement penser à quelques personnages masculins de romans de Karine Tuil, partis eux aussi faire fortune aux States.

Les poncifs abondent, sur les différences entre hommes (méchants, faibles, égoïstes) et femmes (gentilles, constantes, maternelles), sur l'amour, sur la vie, façon Grégoire Delacourt :

Il a juste été lâche, comme le sont les hommes, attachés à leur confort, leurs habitudes et leur Sainte Trinité : épouse - boulot - enfants.

Comme quoi, la dualité de l'homme est latente. Les événements d'une vie et l'influence de l'entourage sont des catalyseurs de perversité.

La femme se grandit dans l'amour, tandis que l'homme l'asservit à ses besoins égoïstes.

L'être humain est une poupée pétrie de passion et de raison. Quand l'un flanche, l'autre vole à son secours.

Les hommes viennent de Mars, les femmes viennent de Vénus. -> Ah non, elle n'y est pas, cette sentence, mais parmi autant de clichés, on ne serait pas étonnés de la trouver.

En prime : coquilles (-ai/-ais) et fautes (un rond point emménagé ?), même en survolant le texte - ce que j'ai fait pour les 50 dernières pages.

Déception, agacement, ennui...

___

agenda2

27 avril > 1e mai